J’aurais aimé être la fille que tu aurais eu peur de perdre et pas juste une putain sacrifiée pour ton bonheur.
Mes os se brisent, mon cœur se déchire, mon âme hurle. Mes ailes immaculées se sont souillées sur les sentiers de l’amour, mon corps s’effondre dans la bourbe de la désillusion. J’écume de rage, mes membres tremblent, la douce torpeur de la vengeance m’envahit. J’ai des envies de meurtres, je veux tout détruire. Anéantir ta vie, ton empire. Faire de toi mon esclave, t’enchaîner aux chaînes des regrets pour l’éternité.
Chaque larme qui dévale les pentes de la peine est chargée d’amertume, de rancœur, de fiel. De cette faiblesse, j’en tire ma force. Tu me verras bientôt siégeant aux côtés de la Victoire, droite et fière, toi, misérable loque humaine. Et pendant que je renaîtrai, tu seras en train de crever.
« Le couteau s’enfonce dans son cœur.
Le sang jaillit.
Aucun murmure.
Juste un regard.
Et sur la lame, restent des traces de rouge à ongles. »